romain-accueilli-par-ses-nombreux-amis-photo-dna[1]

 

Romain Heinrich, citoyen d’honneur

 

Il y avait une belle effervescence sportive dans la salle du conseil à l’Hôtel de Ville de Kaysersberg, samedi en fin d’après-midi : Romain Heinrich, enfant du pays, était fait citoyen d’honneur de la « plus belle ville du monde ».

 

Romain était pousseur à Sotchi, aux Jeux Olympiques. Avec ses compagnons Loïc Costerg, Elly Lefort et Florent Ribet, il représentait la France en compétition de bobsleigh. Ces Jeux, c’était le couronnement d’une carrière sportive aussi dense que variée.

Ce sont ses amis de collège de Kaysersberg, de lycée de Ribeauvillé et de classe Prépa de Strasbourg qui l’ont accueilli à grand bruit devant la mairie. Dans la salle du Conseil, de nombreux autres amis du monde sportif local et sa famille l’attendaient pour une réception à son honneur.

D’entrée, le maire Henri Stoll lui remit divers cadeaux et la médaille de citoyen d’honneur de la Ville de Kaysersberg. « Tu es le premier Kaysersbergeois à participer à des Jeux Olympiques et nous sommes fiers d’être représentés par un sportif de ton niveau. Ce niveau, Romain l’a forgé dès son jeune âge. Poussé par ses parents sportifs, il est passé dans nombre d’associations : basket, foot, tennis, glanant au passage divers titres, comme celui de vice-champion du Haut-Rhin en tennis jeunes. Pour ses études il est parti sous d’autres horizons, gardant toujours sa passion pour le sport. Il a tâté avec succès de l’athlétisme, puis le lancer de poids, talonnant puis dépassant les records de son père, avant de passer au bobsleigh où il a vite grimpé les échelons en Savoie où se trouve la seule piste de France.

Ses remerciements vont d’abord à ses parents, ses premiers supporters, sponsors, psys dans les moments durs, ensuite à tous ceux qui ont croisé son chemin et qui l’ont aidé à grandir dans l’excellence. Sotchi, c’est encore la tête dans les étoiles, des moments fous de complicité avec son équipe et les entraîneurs. Une seule envie : remettre ça en se battant encore et encore.

A côté des heures d’entraînements en tous genres et des plus harassants, il poursuivait ses études. Le voilà ingénieur en génie industriel, qu’il complète en ce moment d’un diplôme d’administration d’entreprise.

Samedi soir, la fête a continué : il donnait le coup d’envoi du match de basket – sa première passion.